Mémoires capitales ou l’autobiographie décapante de Groucho Marx

Rarement ouverture aura été si loufoque et drolatique ! Mais, qu’il est plaisant de parcourir le premier chapitre de cette oeuvre étonnante sortie du cerveau génial de Groucho Marx !

Groucho Marx, pour celles et ceux qui l’ignorent, appartient au trio (ou quintet en fonction des films) familial des Marx Brothers. Chico, Harpo, Zeppo, Gummo et donc Groucho. Les trois plus connus étant Chico, Harpo et Groucho (ce dernier est particulièrement reconnaissable avec sa moustache et son cigare qu’il arbore à chaque film). On leur doit une série de films extraordinaires (Une nuit à Casablanca, Une nuit à l’opéra et La Soupe au canard – leur chef d’oeuvre à mes yeux -). Les Monty Pythons avant l’heure. 

Parmi cette fratrie, Grouchou Marx est notamment connu pour avoir distillé quelques aphorismes (à la manière d’un Woody Allen des décennies plus tard). Exemple : « Jamais je ne voudrais faire partie d’un club qui accepterait de m’avoir pour membre » ou “Il y a tellement de choses plus importantes dans la vie que l’argent, mais il faut tellement d’argent pour les acquérir.” 

Il n’en fallait pas davantage pour que Groucho Marx finisse par accepter de se prêter au jeu d’écrire ses mémoires.

« J’aurais pu écrire un classique si je l’avais voulu, mais je préfère écrire pour le menu peuple. Dans la rue, je ne cherche pas qu’on me montre du doigt en disant : « Hé, regardez ! C’est le type qui a écrit un classique ! »
Alors, pourquoi, une autobiographie ?
La tentation de se raconter est irrésistible, surtout quand on y est poussé par un éditeur rusé qui vous a sournoisement circonvenu avec une ridicule avance de cinquante dollars et une boîte de cigares bon marché. »

Je crois n’avoir jamais aussi ri qu’à la lecture de ce premier chapitre qui part dans tous les sens et aborde tour à tour les affres de l’auteur, la place des agriculteurs américains et un oeuf au plat.

Difficile d’en dire plus sans dévoiler les facéties de cet écrivain, qui arrive à tourner en dérision l’exercice de l’autobiographie, proposant une ouverture loin des poncifs du genre.

Si le reste de l’oeuvre n’atteint pas ce feu d’artifice littéraire, ce premier chapitre vaut largement le détour. Il vous fera voir les autobiographies d’une toute autre manière

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