Robots d’Isaac Asimov : le soulèvement des machines n’aura pas lieu

Parmi les œuvres majeures de la science-fiction, on retrouve deux séries d’Isaac Asimov. La première, Fondation, traite de la vie d’une civilisation (son apogée, sa chute et les moyens de se perpétuer) ; la seconde, Robots, aborde la question de l’androïde (les enjeux éthiques comme les réflexions psychologiques qui peuvent en découler).
Si je ne peux que vous conseiller les deux séries, j’aborderai ici seulement la seconde.

Le cycle des robots d’Isaac Asimov est un recueil de nouvelles qui ne vous laisseront pas indifférents. Sans même l’avoir lu, son contenu nous est familier, tant il a irrigué le reste du genre de la science-fiction. A commencer par les 3 lois de la robotique :

  1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger ;
  2. Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ;
  3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

Il y a pourtant quelque chose qu’on ne retrouve pas, et ce alors même qu’on s’attend à le voir. Le soulèvement des machines. La révolte de la créature contre son créateur. La punition définitive de l’hubris humaine. On ne se prend pas pour Dieu impunément. De Frankenstein de Mary Shelley à Jurassic Park de Steven Spielberg, cette thématique irrigue majoritairement le genre. Mais, comme le prévient d’emblée Isaac Asimov en préface, Frankenstein avait posé les jalons et le cadre de cette révolte de la créature. Ne pouvant égaler l’original, il s’est dirigé vers une autre voie. Une autre voie dans laquelle la révolte est impossible (cf les lois de la robotique). Tout l’apport de ce cycle sur les robots est de se plonger dans les ramifications psychologiques et éthiques, aussi bien pour les hommes (la peur, …) que pour ces robots de plus en plus humains (le mensonge…). Ramifications intensifiées par la tentative de coexistence. Jusqu’où deux entité aussi proches et différentes peuvent cohabiter ? Pourra-t-on surmonter les difficultés et les a priori ? 

Et si le principal soulèvement qui guettait n’était pas celui des machines mais celui des humains contre ces créatures ? 

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