Milos Forman : Ode à la liberté artistique

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(Le Greco)

« Quand un génie véritable apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui » . Cette incitation de Jonathan Swift qui ouvre le roman La conjuration des imbéciles correspond particulièrement à l’artiste du jour.

Rarement une filmographie n’aura autant représenté son réalisateur que celle de Milos Forman. Difficile en effet de ne pas dresser le parallèle entre la vie du cinéaste et celles de nombre de ses personnages, ses aspirations et les combats de ses aînés transposés à l’écran.

Pourtant, quoi de commun a priori entre d’un côté le réalisateur Milos Forman et le comique Andy Kaufman (Man on the moon), le compositeur Wolfgang Amadeus Mozart (Amadeus) et l’éditeur Larry Flint (Larry Flint) ? Quoi de commun entre le cinéma du premier, les blagues potaches du deuxième, les airs virtuoses du troisième et le magazine Hustler du dernier ?

Quatre artistes évidemment et quatre déclinaisons de la liberté artistique : Milos Forman via l’orientation de ses films (Man on the moon, Amadeus et Larry Flint) dresse le portrait de trois auteurs engagés dans une démarche parfois jusqu’au-boutiste, qui n’ira pas sans susciter quelques incompréhensions devant les conservateurs de l’époque. A l’humour décalé d’Andy, à la composition audacieuse de Mozart, à la presse libertine de Larry Flynt, répondent les grincheux et les jaloux de tout bord. Des artistes parfois réduits à leurs quelques provocations par leur contempteurs, des artistes qui n’ont pas voulu ou su se faire aimer de leurs contemporains. Des artistes souvent esseulés à leur la fin de leur vie, s’étant parfois coupés de leurs amis et de leur famille. Des personnes qui sans être aimables n’en furent pas moins admirables. Des génies. Il y a forcément dans ces films un peu de Milos Forman, l’émigré forcé, condamné par les Soviétiques suite au Printemps de Prague.

Face à la bien-pensance, aux idées reçues, la liberté artistique avant tout, aussi bien pour ces trois héros que pour le réalisateur, un certain Milos Forman. Trois biopics extraordinaires, trois odes à la liberté

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