Rocky et Rambo : Sylvester Stallone derrière les clichés

C’est peu dire que j’avais une piètre image de l’acteur américain Sylvester Stallone. Comment en aurait-il pu être autrement alors j’ai grandi, biberonné aux Guignols et accompagné par sa marionnette ? Il représentait dans cette émission satirique « l’Oncle Sam », il était l’incarnation des Etats-Unis, d’une image peu flatteuse, où il passait alors son temps à manipuler un Georges Bush infantilisé et à organiser le chaos du monde dès lors que ce dernier servait les intérêts américains.

Toutefois, mon intérêt grandissant pour le cinéma m’a conduit à vouloir visionner certains des films « cultes » des années 70 et 80, afin de compléter ma connaissance du 7e art. Si certaines productions m’ont clairement laissé sur la faim, La fièvre du samedi soir par exemple, ayant visiblement mal supporté les outrages du temps, j’ai eu l’opportunité de découvrir les premiers films de Sylvester Stallone, que sont Rocky et Rambo.

Quelle ne fut pas ma surprise, en découvrant des films à rebours total de l’image que j’en avais. J’ai vu des films extrêmement sensibles, touchant, et avec des messages bien plus profonds que je ne pouvais l’imaginer.

Tout d’abord, Rocky. L’histoire d’un boxeur moyen qui saisit sa chance lorsqu’on lui offre la possibilité d’affronter le champion poids-lourds. Outre la question sociale prégnante, le film offre une galerie de personnages attachants, qui essaient de s’en sortir, à commencer évidemment par le héros. Et c’est là qu’il faut signaler pour ceux qui l’ignoreraient encore que le scénario a été écrit par Sylvester Stallone. Voilà de quoi changer son point de vue sur un acteur capable d’être un véritable auteur. Et pour finir sur une anecdote plus sympathique, Sylvester pourtant fauché a refusé des offres importantes pour l’adaptation de son script des lors qu’il ne jouait pas le rôle principal. Culotté en plus cet homme. Bref, je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’épiloguer sur cette saga. Elle mérite amplement le détour. Et pour ceux qui comme moi ne sont pas adeptes de la boxe, les films parlent davantage des combats de la vie. Les plus à voir selon moi sont Rocky, Rocky II, Creed et Rocky III.

Ensuite, Rambo. Sûrement l’un des personnages les plus déconsidéres du grand écran. A l’origine, pourtant, voilà une oeuvre bien loin de faire l’apologie de la violence. Bien au contraire ! Elle parle de l’impossible réadaptation des soldats post-guerre et de l’oubli de la société à l’égard de leurs sacrifices. La conclusion du film est d’ailleurs sans appel puisque le soldat, de rage, s’écrit à sa hiérarchie : « c’était pas ma guerre ».

A ma décharge aussi, il faut dire que la réputation de ces films a pu pâtir de certaines de leurs suites. L’image qu’ont les gens de Rambo aujourd’hui a moins été servi par le premier film que par le second et le troisième volet de cette saga. Le témoignage des traumatismes d’un conflit et le message anti-guerre du premier opus se sont clairement dilués dans les différentes suites. Si la saga Rocky est moins inégale et atteint régulièrement des sommets (y compris pour le spinTu-off plus récent, Creed), certains épisodes sont un peu en deçà. A commencer par Rocky IV avec son combat qui oppose rien de moins que les deux superpuissance du moment, Etats-Unis et URSS, via le ring.

En résumé, allez (re)voir ces deux films.


Pour compléter, je vous invite à découvrir la vidéo que lui a consacré Durendal, un vidéaste sur Youtube, qui réhabilite et décrypte le travail de Sylvester Stallone et rend magnifiquement hommage à la saga Rocky : Saga Rocky – Vidéo

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