Elections européennes 2019 : résultats et premières analyses – Participation en hausse et fragmentation du paysage politique

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Ca y est, les élections européennes 2019 sont presque terminées. La semaine électorale, commencée jeudi s’achève aujourd’hui.  Les derniers résultats tomberont vers 23 heures. Mais, déjà, plusieurs tendances se dessinent, justifiant ce premier article d’analyse. Toutefois, cette réaction à chaud n’a aucunement vocation à être exhaustive et complète.

Déjà, et contre toute attente, la participation est en hausse dans l’ensemble des pays de l’Union européenne. Et il ne s’agit pas d’un point ou deux à chaque fois, mais de plusieurs. Ce qui relève presque du miracle tant ces élections se sont caractérisées par une non-campagne inédite. Au niveau européen, notamment, le Brexit aura parasité les sujets européens (voir Elections européennes 2019 : attention au Brexit). Et c’est peu dire que l’annonce de la démission de Theresa May en plein votation européenne a rappelé la prégnance du Brexit sur d’autres considérations.

Ensuite, la répartition des voix parmi les partis politiques. Comme souvent, on assiste  une fragmentation du paysage politique et à la fin du « bipartisme » entre Conservateurs et Socialistes. On constate dans de nombreux pays une forte poussée des partis Verts (Royaume-Uni, France, Allemagne, …)  en pleine période de dérèglement climatique et de prise de conscience croissante des enjeux écologiques. Ce bon score leur permet de dépasser régulièrement les socialistes, confirmant l’affaiblissement de la social-démocratie en Europe (voir Gauches européennes : le renouveau ou la disparition ). Si l’extrême droite engrange de nombreux sièges supplémentaires, la poussée est souvent moins forte qu’annoncée. Tout en constituant une force de nuisance, il est peu probable que l’extrême-droite puisse véritablement renverser la table (voir Populismes en Europe – objectif : élections européennes 2019 ?).

Enfin, blog francophone oblige, le cas de la France. Comme ailleurs en Europe, la France a connu une participation plus forte et une percée des Verts. En France, la barre des 50% de participation est dépassée, dans une actualité dominée par les Gilets jaunes (voir Elections européennes 2019 : la non-campagne). L’effondrement de la droite « gouvernementale » atteint un niveau inédit, et invalide la stratégie actuelle suivie par Laurent Wauquiez. Cette lourde défaite pourrait compliquer la donne pour le Parti populaire européen afin d’obtenir une majorité claire (voir Le Parti populaire européen peut-il perdre les élections européennes 2019 ?). Grosse débâcle aussi visiblement pour la France insoumise qui serait proche du score du PS. Outre une régression forte en comparaison de 2017, qui n’est que le prix d’une stratégie alambiquée de son principal visage, le rapport de gauche a inévitablement changé. Le score de la République En Marche ne peut qu’interpeller. S’il correspond peu ou prou à celui de 2017, il traduit pour autant certaines erreurs de campagne qui ont empêché ce parti de se positionner en tête (un article plus détaillé sur ce dernier point viendra).

PS : Cette analyse sera complétée des futurs résultats globaux.
Restez attentifs. Bien d’autres articles suivront sur les élections européennes 2019.


Vous pouvez retrouver quelques articles pour bien comprendre les problématiques à venir :
¤ Elections européennes 2019 : à quoi sert le Parlement européen ?
¤ Elections européennes 2019 : Quels enjeux ?

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