Bilan des Elections 2017 : retour sur une campagne hors norme (1/2)

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Un an après l’une année électorale française assez chargée (présidentielle, législatives et sénatoriales), je souhaiterais faire un petit bilan de suivi de ces premières élections nationales.

A tout seigneur, tout honneur : abordons d’abord la présidentielle. Forcément, au vue des enjeux, l’hystérie des débats ne fut jamais loin. Elle ne fut pas seulement l’apanage des extrêmes, mais fut partagé par la quasi-totalité de la classe politique et de leurs militants en totale roue libre. Il faut dire que les affaires de François Fillon alors archissime favori ont contribué à ce climat délétère. Ce climat a trouvé des problématiques propices pour exciter davantage les Français (sécurité et laïcité) sans répondre réellement à leurs préoccupations. Bref, on était loin de l’héritage de notre pays (voir France 2017 : une nation ouverte ?).

On ne reviendra pas sur le « casse » politique du siècle réalisé par Emmanuel Macron. Beaucoup s’y sont déjà attelés. L’élément le plus frappant fut la concordance qui semble désormais irrémédiable entre le scrutin présidentiel et les législatives qui viennent juste après. Cette concordance continue a tout d’un doublon. Quel intérêt y a-t-il à avoir 2 consultations à aussi proches intervalles alors même qu’il faudra ensuite – sauf dissolution – attendre cinq années pour peser à nouveau sur la politique nationale ? Une réflexion s’impose pour créer un espace politique fort. Les élections européennes pourraient offrir à cet égard une possibilité intéressante, si elles étaient davantage prises en considération par les politiques (voir Elections européennes 2019 : l’heure d’un débat public ?).

Par ailleurs, les soubresauts des résultats de cette année électorale sont loin d’être terminés. A intervalles irréguliers, de nouvelles lignes de démarcation se font jour. On se souviendra notamment du schisme entre Florian Philippot et Marine Le Pen.

En tout, il y aura eu 36 articles dans cette rubrique Elections 2017, dont 18 écrits spécialement pour l’occasion.

Ils sont ici répartis en deux thématiques :
– le déroulé de la campagne (l’objet de ce billet)
– les sujets de fond abordés (l’objet d’un futur billet)

1) Vie politique française

¤ Une nouvelle République : encore ? : petit plaidoyer pour une République qui fêtera en 2018 ses soixante années d’exercice

¤ Le devoir d’exemplarité des responsables publics et Transparence : le reflet de la République : de l’importance de l’exemplarité et de la transparence des élus  pour rétablir la confiance entre citoyens et gouvernants. On doit exiger forcément plus d’eux que du citoyen lambda. Manifestement, des principes encore mal vus par les politiques, comme le montre l’évolution manquée des frais des parlementaires (voir Frais des parlementaires : une réforme décevante).

¤ La justice dans la séparation des pouvoirs : au pays de Montesquieu, c’est bien à la justice qu’il appartient de diligenter les enquêtes lorsque des responsables sont soupçonnés d’actes illégaux. En aucun cas, l’élection par le peuple français ne peut constituer un quitus pour s’astreindre du respect des règles.

¤ Le référendum, outil démocratique ou arme populiste ? : des dangers d’un usage immodéré du référendum. Il aura été invoqué à toutes les sauces par les extrêmes – et ce n’est clairement pas un hasard.

2) Chroniques d’une élection présidentielle :

¤ La tentation du passé : chronique n°1 de ces élections (13/02) sur la difficulté de tourner la page d’un passé glorieux (comparaison ici entre les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France).

¤ Pays-Bas et France : le spectre de 2005 : chronique n°2 de ces élections (15/03), avec un parallèle entre la France et les Pays-Bas à l’aune d’un double scrutin important pour l’Europe, comme en 2005

¤ Au nom du peuple : le mythe d’une fiction : chronique n°3 de ces élections (05/04) pour critiquer la propension des politiques à prétendre parler au nom du peuple. Laurent Wauquiez en a fourni récemment une illustration (voir Propos de Wauquiez : la fin du « politiquement correct » signifie-t-elle le début du parler-vrai ?)

¤ Politique et mémoires : souvenirs partiaux et oublis partiels ? : chronique n°4 de ces élections (13/04) sur la difficulté chez certains politiques à accepter le passé dans toute sa complexité

¤ Election 2017 : un parfum d’étrange défaite : chronique n°5 de ces élections (22/04), dressant les parallèles entre la situation de 1940 et celle d’aujourd’hui. Plus de points de commun qu’il n’y paraît aux premiers abords.

¤ Election présidentielle 2017 : autopsie d’un espoir : chronique n°6 de ces élections (23/04) : « L’avenir de notre pays ne peut se construire qu’ensemble, pas à huis clos dans nos frontières, ni par opposition avec les pays qui nous entourent. Ne tournons pas le dos au futur, mais regardons le en face pour l’affronter. »

¤ Drôle de campagne : haro sur les abstentionnistes ? : chronique n°7 de ces élections (01/05) mettre au piloris les abstentionnistes est-il vraiment la meilleure manière de les pousser à voter au 2e tour ?

¤ Election présidentielle 2017 : tous gaullistes ? : chronique n°8 de ces élections (03/05) sur le gaullisme affiché par la quasi totalité des candidats, au détriment parfois de la pensée d’un homme qui resta dans l’OTAN et dans la CEE d’alors, qui fut près lors du drame de 1940 à créer une Union franco-britannique.

3) Elections des parlementaires : 

Faut-il y avoir le poids de la présidentialisation de notre régime ? Certainement, un peu. Mais, seulement deux articles furent consacrés à ces élections.

¤ Elections 2017 : à quitte ou double ? : un petit rappel de l’importance des élections législatives qui pèsent parfois plus qu’on ne le pense sur la gouvernance du pays (ex : les frondeurs sous la Présidence de François Hollande).

¤ Elections au Sénat : à quand la révolution de Palais ? : Spoiler : pas pour maintenant.

4) Suite(s) de ces élections :

¤ Gauches européennes : le renouveau ou la disparition et Parti socialiste : l’heure du glas ?: comme cela pouvait le laisser penser, la gauche de gouvernement aura connu une défaite particulièrement douloureuse. Peut-être enfin l’heure de faire table rase d’un certain passé ?

¤ Primaires ouvertes : rétrospective sur les victoires d’Hamon et de Fillon : le système des primaires a été – il me semble – trop vite enterré. Il n’explique pas la défaite des 2 candidats issus de ce procédé. On en oublierait presque que François Hollande en fut le grand gagnant cinq ans plus tôt.

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